Texte d'Evelyne

Lundi 26 mai 2008

« CE QUI ME FAIT DIRE QUE LA VIE EST TROP COURTE » 

-                Ma grand-mère qui ne voulait pas mourir parce que, disait-elle, chaque jour elle apprenait quelque chose de nouveau.

-                Toi que je ne connaissais pas il y a seulement deux minutes.

-                Tout ce qui reste encore à faire avant de voir tous les hommes heureux, rassasiés se donnant la main.

-                Ce robinet qu’il suffit d’ouvrir pour que les mots se mettent à s’écouler, à vivre.

 

« CHOSES QUI AMENENT A PENSER »

-                S’augmenter de 150 %  pour avoir été élu président,

-                L’avortement, quand il n’est plus anonyme,

-                La richesse des uns sur le dos des autres,

-                Le rire d’un enfant et les larmes d’un autre,

-                Les questions d’un enfant,

 

« LE VRAI VISAGE DU PRESIDENT »

-                Tous ces collaborateurs qui lui donnent sa raison d’être,

-                L’effort pour sauvegarder le pouvoir,

-                Du C.S.A., au MEDEF, à la fédération de football, tous ces présidents qu’il nomme et qui lui sont acquis ?

-                La course à pied et son mollet,

 

« PETITES CHOSES AU GOUT DE BONHEUR »

-                Deux anémones jaunes, unes branche de romarin formant un bouquet dans une vitrine au milieu de bouquins,

-                Une feuille blanche qu’un trait vient habiller,

-                Un vol d’hirondelles sur un océan de solitude,

-                Un 14 en anglais et cette présence attentive d’un professeur auprès d’un élève.

 

 «  DJIBOUTI CHOSE INCONNUE »

-                Choc de la beauté et des armées,

-                Eloignement propice au rêve,

-                Invitation au voyage.

 

 

« BEAUCOUP DE PERTURBATIONS DANS LE CIEL »

-                Ciel des amours qui soudain se brouille, s’embrouille et s’éclaircit,

-                Ciel d’orage dont le peintre se réjouit,

-                Eclair de lumière dans cette obscurité d’incompréhension

-                Vive les éoliennes !

-                Nuage de fumée et de poussière dans le ciel, le 11 septembre et ses deux tours.

 

« CHOSES QUI REVEILLENT LE SOUVENIR »

-                Une rencontre, un regard, une odeur, madeleine pour l’un, perceptions multiples pour l’autre, blessures pour certains.

-                Mémoire que l’on commémore pour ne pas oublier,

-                Soldat inconnu célébré par l’humanité,

-                Salle des ventes où les collections s’échangent pour mieux se perpétuer,

-                Répétitions inconscientes d’où surgit le sens,

-                Mouvements instinctifs du corps sur les premières notes de musique de cet ailleurs,

-                Le retour du père, et la D.S. qui revient.

 

 

 

 

 

2

 

 

Nager, se laisser porter, surtout ne pas couler !

Imaginer demain ou vivre le moment présent ?

Cultiver son jardin pour mieux s’ouvrir aux autres.

Chanter sur tous les toits le bonheur d’être ensemble.

Voyager immobile à travers les mots, oublier ses maux.

Courir pour mieux se fuir.

Courir pour retrouver la forme et embrasser la vie.

Aimer ici-maintenant, toujours et tous, réchauffer le soleil.

Flâner sous les rayons du soleil, se laisser aller, écouter le silence, voir l’invisible.

Secouez, secouez-moi ! disait la pub, alors pourquoi pas ?

Faire de chaque jour un nouveau jour.

Crier sa haine, ses angoisses, ses peurs, ses joies, crier ensemble pour le bonheur de tous.

 

 

 

 

 

3

Courir, courir, ne plus courir,

ne plus se fuir, s’enfuir.

Se laisser porter,

Surtout ne pas couler,

Essayer de nager, surnager,

D’imaginer demain.

Rester zen, cultiver son jardin, respirer.

 

S’ouvrir aux autres, ne plus les craindre.

Chanter avec eux le plaisir des retrouvailles.

Se retrouver, embrasser la vie.

Aimer,

Aimer toujours un peu plus.

Oser flâner,

Se laisser aller au silence, à l’invisible.

Oublier la pub, arrêter de se secouer,

Ne plus se faire violence

Faire de chaque jour un nouveau jour.

 

Nouveau jour

Où ensemble nous crierons notre haine,

Notre ras le bol des injustices, des insultes à

L’humanité,

La forêt,

La terre,

La paix,

La vie.

 

 

 

4

On dirait que je suis un peu en retard mais je vais essayer de prendre le train en marche.

On dirait que depuis que je participe à ces ateliers d’écriture je me délie.

On dirait que les mots peuvent soigner les maux.

 

 

                                      

5

La voix, l’ouïe, la vue, merveilleux cadeaux dont on apprécie l’importance qu’en leur absence.

La voix, en chorale ou en soliste quel merveilleux instrument.

La voix d’un seul peut faire basculer un pouvoir.

La voix des opprimés, d’autres en sont porteurs.

 

Songe d’une nuit d’été nous pourrons bientôt rechanter.

La vie pour certains n’est qu’un songe jusqu’à leur réveil.

En songe, souvent, les gens nous rejoignent.

 

Miroir, mon beau miroir, si seulement tu pouvais tout transformer en beauté et amour.

Le regard de l’autre n’est-ce pas le meilleur des miroirs ?

En mille éclats, miroir tu inspires la peur.

 

Chacun à son tour nous quitterons le bateau.

Tour à tour arrivent les personnages sur la scène de la vie.

Du haut de sa tour le grand timonier nous regarde.

 

Quand toutes les forêts auront disparues que restera-t-il ?

Les disparus reviennent parfois en songe.

Disparaître, réapparaître, pour l’enfant est une étape importante à franchir.

 

 

 

6

En moi, les cyclones se succèdent avec l’âge,

Dehors, un cyclone n’a rien laissé sur son passage.

 

En moi, des océans de joie, de lumière, de tendresse pour l’univers,

Dehors, les océans sont de plus en plus pollués.

 

En moi, des gouffres s’éclairent au fil des jours,

Dehors, les gouffres sont appréciés pour leur mystérieuse profondeur.

 

En moi, une chute d’eau fait naître l’énergie de sa puissance,

Dehors, les chutes d’eau offrent de merveilleux spectacles.

 

En moi, une saison après l’autre éveillent la vie,

Dehors, les saisons, ici au nombre de quatre, se succèdent au rythme du tourisme.

 

En moi, une période glacière a duré de nombreuses années,

Dehors, la période glacière reste inscrite dans les profondeurs de la terre.

 

En moi, une nature inconnue essaie de s’exprimer,

Dehors, la nature résiste encore.

 

 

 

7

La lune dit au soleil dis quand reviendras-tu ?

Le soleil dit à la fleur la chaleur d’un nouveau jour,

La fleur dit, par chacun de ses pétales, sa fin prochaine.

Les pétales disent au vent la légèreté d’une existence,

Le vent dit à l’oreille du monde toutes les langues de ses enfants,

Le monde dit à tous son infini mystère.

 

 

 

8

 

 

Je dis impôts et s’impose à moi l’idée de mouche

qui se heurte à la fenêtre en vain.
Quête d’évasion, non pas des capitaux ni vers les paradis fiscaux

seulement vers ce point lumineux

y reprendre son souffle posée sur une virgule de cet espace temps stellaire

où les hiéroglyphes servent de mémoire et où le geste a précédé le verbe.

Le geste de l’écriture qu’elle dessine en pattes de mouche

pour finir de remplir sa déclaration d’impôts

                          à défaut d’amour.  



     

Odile RIS apparaît masquée.
Trouvée nue hier sur une plage, les enquêteurs ont eu du mal à l’identifier.
Son corps couvert d’aiguilles gisait au milieu des rochers.
Sur les commentaires de cette photo en fond d’écran commence

le film de Jacques NAIRE

 

« VACANCES AU CAIRE »  
Par web Léon
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Surfer en zizique

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Présentation

Créer un Blog

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus